grec


Illusion en Philosophie

L'illusion est le fait de percevoir, par nos sens, quelque chose qui n'est pas conforme à la réalité. Par exemple, l'impression quand nous étions enfant de voir un monstre dans notre chambre quand c'était seulement l'ombrage de l'arbre devant notre fenêtre.

Il faut faire toutefois attention de ne pas confondre l'illusion à l’hallucination. Illusion est une erreur perception d'une chose extérieure. L'hallucination est la projection d'une chose intérieure vers le monde extérieur.
En philosophie, l'argument de l'illusion stipule que l'illusion et le réel sont impossible de distinguer au niveau des perceptions. C'est l'entendement (raisonnement) qui doit contrer les limites de nos perceptions. Cependant, notre raisonnement n'est pas toujours objectif. Il peut être fortement influencé par nos croyances. C'est ceci qui faisait dire à Pyrrhon, fondateur du scepticisme, que l'être humain n'a aucun moyen de s'assurer de quelconque vérité.

Dans les faits, nous avons aucun moyen de savoir quel est la nature et l'ampleur de l'impact de nos perceptions sur nos croyances. Nous pouvons croire aux fantômes car nous avons vues des phénomènes paranormaux. Nos perceptions, incluant malheureusement les illusions, forment nos croyances qui sont la base de notre jugement.

Selon plusieurs philosophes, les perceptions doivent être vue dans une série d'expérience pour distinguer illusion de la réalité. On demande à plusieurs personne de regarder un objet x et les anormalités nous fait découvrir des erreurs de perceptions que nous ne pourrions pas connaître autrement.

Dans cette analyse de l'illusion, il y a deux écoles de pensée dominantes : la phénoménologie et le réalisme indirect. Le scepticisme, quant à lui, n'est pas vraiment défendu par beaucoup de philosophe.

La phénoménologie, inspirée par Berkeley, est une théorie selon laquelle que nous pouvons avoir conscience seulement des objets perceptibles. Alors, notre conception du monde (nos croyances) dépendent toujours des expériences de perception que nous avons vécues. Autrement dit, toute référence à un objet physique ne peut se faire qu'à parti de ses qualités perceptibles, même si ces qualités sont illusoires. Après tout, il est impossible de se référer au mirage sans mentionner ces qualités perceptibles.

C'est ainsi les phénoménologues tentent d'écrire la genèse de certaines croyances en parcourant l'expérience sensorielle des croyants. Car selon la phénoménologie, la croyance est une simple réduction de l'apparence. L'expérience ne correspond pas toujours à la réalité. Tout le monde s'attend là-dessus. Cependant, les critiques de cette doctrine prétend que la phénoménologie ne fournie aucun moyen de différencier l'illusion et la réalité. Alors, leurs conclusions sont forcément non-justifiées.

Le réalisme indirect, quant à lui, prétend que les perceptions forment également les croyances, mais que la réalité ne suit pas les lois de perception. C'est alors que le seul accès à la connaissance est l'entendement (le raisonnement). Cette entendement est certainement fait à partir des croyances, des illusions et des sens-data. Cela dit, c'est le seul chemin vers la vérité. Le réalisme indirect s'intéresse alors beaucoup plus aux croyances justifies pour cerner les illusions.
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