grec


Ouevres de Platon

Les œuvres de Platon sont souvent appelés les dialogues platoniciens. Ils sont appelés ainsi par la méthode toute particulière de Platon à rechercher la vérité par sa pensée.

Cette méthode, apprise de son maître Socrate, est appelée la dialectique. Elle consiste de mettre en place des bons débatteurs, ayant des opinions divers, et les faires dialoguer entre eux grâce à un questionnement incessant.

Les dialogues platoniciens, qui sont rien d'autres que des grands débats sur un sujet précis,  constituent des réflexions intensives sur un sujet philosophique précis. En voici la liste chronologique probable. Les premiers dialogues de platon ont été écrit lors des voyages de ce dernier à Mégare, en Afrique du Nord et peut-être en Italie. Platon par ces écrits ne se sépare pas réellement de la pensée de son ancien maître.  En fait, plusieurs de ses premières œuvres ne sont que des témoignages de l'exécution de Socrate.

Hippias Mineur : Platon écrit un dialogue entre Socrate et Hippias, un sophiste de son temps. Ce dialogue essaie de trouver un moyen pour décerner le mensonge. Car, personne ne peut être persuadé qu'une parole est mensongère sans savoir la vérité.

Alcibiade : C'est dans ce texte que Socrate dit sa célèbre phrase " connais-toi toi-même et tu connaitras tout le monde ". Cette maxime est dite à Alcibiade un célèbre politicien de son temps qui se demanda s'il pouvait être un bon leader.  Il recevra comme réponse que tous les humains possèdent la même nature, celle de l'être humain.

Apologie de Socrate : Dans ce monologue, Platon rapporte selon sa mémoire l'argumentation de Socrate lors de son procès qui le fit exécuter.

Euthyphron : Ce dialogue met en scène le maître de Platon et Euthyphron, un homme religieux qui poursuit son propre père en justice. Socrate étonner par une pareille action présume que son interlocuteur croit connaître le désir des Dieux, et il s'avère le cas. C'est alors qu'un long débat s'entame pour démontrer que le désir des dieux ne peut être un guide moral, car nul homme ne les connait.  

Criton : Platon rapporte le fait que Socrate a refusé de s'enfuir de sa prison durant la nuit avant son exécution. En fait, ce dialogue de Platon se passe entre Socrate, qu'il accepte sa pénitence sur le principe du devoir, et Criton son élève qui considère injuste le jugement de la cours et veut le voir s'évader de la prison.

Hippias Majeur : Ce texte, en ce questionnant sur la nature de la beauté, détermine une notion ontologique des qualificatifs donnés aux choses. Une chose belle n'est pas nécessairement de la même qu'une autre chose belle. On peut dire demême d'une chose rouge, plaisante ou dangereuse.

Lachès : Dans ce dialogue, l'homme d'état Lysimaque, Socrate et deux générales de l'armée (Lachès et Nicias) s'interogent sur la nature du courage. À la fin, aucune réelle conclusion en ressort. Cependant, aucun doute est possible sur le fait qu'être courageux est une vertue. 

Lysis : Dans ce texte Platon offre une réflexion sur la nature de l'amitié sans toutefois arrivée à une véritable conclusion. Une seule notion de l'amitié en ressort : un ami nous procure du bien. 

Charmide :  Dans ce dialogue platonicien, Socrate met en garde Charmide, qui se croit philosophe. Il le met en garde de se voir comme il ne l'est pas. C'est par ce dialogue que Platon conclue que la plus grande sagesse qui soit est celle de se connaître soi-même. Nous connaissons ainsi notre ignorance.

Protagoras : Ce texte est une critique assez virulente d'une école de pensée opposée à la philosophie. Cette école de pensée est le Sophiste. Platon s'oppose à ces derniers, car ils ne recherchent pas la vérité. Ils croivent déjà la connaître. Les Sophistes se croyant ainsi connaisseur de la vérité suprême, ne pouvaient qu'être critiquer par Platon qui stipulait que seuls les dieux connaissent la vérité.

Gorgias : Par cette oeuvre, Platon attaque encore une fois les sophistes. Cette fois-ci, il critique leur méthode de convaincre leurs auditeurs qu'ils dissent la vérité. Cette méthode est appelé la rhétorique.

Ménon : Platon dans cette œuvre s'interroge sur la nature de la vertu. Cependant, il ne peut que conclure que la vertu est une qualité divine. Et ainsi, nul homme peut être entièrement vertueux.


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       Nous pouvons distinguer un changement assez marqué dans le style de Platon après sa première tentative de changer le pouvoir de Syracuse. Son style devient beaucoup plus personnel et s'attarde à des sujets mythiques et politiques.

Phédon : Platon décrit sa conception quasiment religieuse de l'âme humaine par la mise en scène des derniers moments de son ancien maître. Dans cet œuvre, Platon ne recherche pas tant la vérité. Il décrit plutôt sa croyance sur l'âme humaine et surtout la vie après la mort.

Ion : Dans ce texte, Socrate et Ion, un prétendant spécialiste d'Homère, argumentent sur le comment d'analyser la poésie du passé. Cette poésie racontant majoritaire des mythes divinatoires et perçus comme vérité devait-elle être étudier par son contenu rationnel, à vrai dire ces explications mythiques était-ils des lois de l'univers, ou tout simplement analyser par l'esthétique de ces compositions qui renferme des vérités divines sans rationalité.

Ménexène : Par cet œuvre, Platon décrit une piètre image de la gloire athénienne. Il prétend que ce n'est le courage des soldats qui a écrit l'histoire d'Athénes, mais plutôt son échec de bien s'organiser devant la poussé perse.  

Euthydème : Encore une attaque de Platon contre les sophistes. Dans celle-ci, Platon nous préviens du danger de les laisser entrer dans les affaires publiques de la cité.

Cratyle : Quelque peu abstrait, ce texte s'interroge sur la justesse des noms. Ces les premiers écrits de Platon qui dévoile sa théorie des idées. Platon prétend que le langage est le pont entre la sensibilité de l'être humain et son intelligibilité.

La République : Certainement l'œuvre majeur de Platon. Ce très, très long dialogue entre une vingtaine de personnages bien différent s'interroge principalement de la nature de la Justice. Toutefois, plusieurs autres notions, dont l'allégorie de la caverne, est traité dans cet ouvrage colossale de Platon.

Parménide : Dans cette oeuvre quelque peu dérangeante, Platon s'inquiète de la constations que nous ne pouvons pas réellement savoir qu'est-ce qu'une idée (un objet du monde intelligible).

Théétète : La question de la science est le centre de cette œuvre platonicien qui met en scène une discussion entre Théétète, un mathématicien, et l'ancien maitre de Platon. Toutefois, cet ouvrage en proposant trois définitions peu concluant de qu'est-ce qu'une science (connaissance du sujet précis) n'a pas comme unique but d'évoquer une conclusion. Il a également pour but d'exposé une méthode, celle maïeutique, de recherche de la vérité.   

Le Sophiste : Après une série d'ouvrages critiquant les sophistes, Platon décide d'être plus radical. Cet oeuvre veut démontrer que le philosophe recherche la vérité sur l'analyse des faits tandis que les sophistes prétendre de connaitre la vérité, sans même tenter de le prouver.

Le politique : Cet œuvre est le deuxième dialogue platonicien qui parle exclusivement de la politique. Selon Platon, la politique est l'art de maintenir la cohésion sociale de la cité. Il expose donc ses opinions de qu'est-ce qu'une bonne gouvernance.

Le Philède : Platon traite de la question éthique du plaisir. Il ne répond pas nécessairement à la question de qu'est-ce qu'une vie bonne, mais repère toutefois des éléments qui influence le bonheur des hommes.


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    Les derniers textes de Platon ont été écrits vers la fin de sa vie, après son abandon de changer le pouvoir de Syracus. Contrairement à leurs prédécesseurs, ces textes exposent beaucoup plus l'opinion de Platon que d'offrir une réflexion sans de réelle conclusion.

Le Timèe : Ce texte se distingue fondamentalement des écrits antérieurs de Platon. Il n'ait plus question de dialoguer sur un sujet abstrait sans réellement conclure à quoique se soit. Dans le Timèe, Platon expose sa croyance cosmologique de l'univers. En fait, ce texte est à la limite d'un texte religieux.

Critias : Dans cet oeuvre, Platon décrit une cité idéale que les Athéniens devraient avoir comme modèle. Cette cité est rien de moins que la fameuse l'Atlantide.

Les lois : À la suite de Critias, Platon écrit afin d'exposé les mécanismes d'une constitution et d'un État. Il en décortique chaque élément constitutionnel d'un état et en explique les différentes façons de faire en exposant leurs conséquences. 

Lettre VII : Dans cette lettre, Platon délaisse son style dialogale pour s'expliquer, dans un style descriptif et explicatif, d'avoir été par trois fois tenter de changer le pouvoir de Syracuse.
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